L’informatique précaire
Découvrez pourquoi pirater des logiciels revient à vous tirer une balle dans le pied.
Nombreux sont ceux qui pensent que pirater un logiciel est banal, cela parfois flatte leur ego, comme si il s’agissait d’une prouesse technique, d’un acte de résistance.
A ce jour, sauf erreur de ma part, aucun particulier n’a été inquiété en piratant des logiciels pour sa propre consommation, pourquoi?
En cherchant des renseignements on se rend vite compte que les grands éditeurs de logiciels propriétaires n’ont pas tout à perdre à ce que leurs logiciels soit piratés, surtout par les particuliers et les étudiants.
Pourquoi se laisser pirater?
« On vend chaque année trois millions d’ordinateurs en Chine mais leurs utilisateurs ne paient pas les logiciels. Ça viendra. S’ils doivent voler des logiciels, autant qu’ils volent les nôtres. Ils en deviendront dépendants et un jour on trouvera le moyen de le leur faire payer… » Bill Gates (Revue Fortune 1998)
« S’ils doivent pirater des logiciels, nous préférons que ce soit les nôtres plutôt que ceux de quelqu’un d’autre. Sur le long terme, il est essentiel d’avoir une large base de gens qui utilisent nos produits. Avec le temps, vous essayez ensuite de les amener à acheter le logiciel » Jeff Raikes, président de la division Affaires de Microsoft (Conférence Morgan Stanley – Mars 2007) source
De suite l’usage de logiciels piratés apparait moins subversif. Et oui vous êtes dans la précarité numérique, pirater un logiciel revient à vous rendre dépendant de son éditeur et bien souvent à accroitre son monopole.
Si vous voulez vous mettre à votre compte, vous devrez l’acheter (car les professionnels sont surveillés contrairement aux particuliers).
Pas toujours vrai
Parfois aussi les éditeurs trouvent intéressant de compliquer la vie du pirate.
Exemple en est de Microsoft avec son programme WGA, Apple qui bloque la possibilité de jailbreaker son iPhone depuis Mac OS X et aussi avec le dernier firmware.
Personnellement à un moment (il y a quelques années) j’ai souhaité sortir de cette informatique précaire où il faut avoir les bons cracks, les bons serials, connaître les subtilités dans le seul but de se créer une dépendance à un éditeur. Je voulais quelque chose qui marche sans me prendre la tête à le pirater.
Vive la liberté
Fort heureusement il existe une alternative pleine de sens, les logiciels libres.
Un prochain billet présentera ce sujet en détail.
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Frédéric Reynier le 28 janvier 2009 à 13 h 00 min, et placée dans Communiquer. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |



about 3 years ago
Une idée sympa venue du gouvernement aux pays bas à propos du piratage : « le gain culturel apporté par le piratage prévaut sur la perte économique causée » …
about 3 years ago
@adrienfr11 :
Je suis entièrement d’accord avec cette étude menée au Pays-bas (voir article chez korben), mais il faut bien préciser de quoi on parle.
En aucun cas il ne s’agit de logiciels mais d’œuvres artistiques, musique, films, livres. La différence ultime entre le marché des logiciels et celui de l’art est que le premier a toujours été numérique et donc immatériel, alors que le second était analogique à la base et devient de plus en plus numérique.
Dans mon billet je ne parle en aucun cas du « piratage artistique » mais seulement et uniquement du fait d’utiliser des logiciels piratés. Je ferais surement un billet dédié au « piratage » des œuvres artistiques.
about 3 years ago
Oui oui pas de soucis j’avais bien vu, mais c’était juste un petit clin d’oeil au passage, car à ce sujet je trouvais la position des pays bas vraiment intéressante, c’est précurseur une position comme la leur !