Nicolas Hulot revient sous les feux de l’actualité avec un film.

Dauphin lampe Ayant lu « Le syndrome du Titanic » voilà quelques années, je vous propose aujourd’hui une interview par Terra Economica de Nicolas Hulot. Morceaux choisis:

« je déplore l’abus que l’on fait du terme «développement durable». J’ai parfois l’impression qu’il ne s’agit plus que d’une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excès. Quand j’entends qu’on veut installer un circuit de Formule 1 «durable» à proximité de Paris, j’ai un peu la nausée.« 

A propos du confort:

« Le bien-être n’est pas proportionnel à notre consommation matérielle. Il faut redéfinir ce que nous appelons le confort. La débauche de choix dans les supermarchés est-elle le signe de notre liberté ou le témoin de notre accoutumance ? Je rappelle que si nous continuons au rythme de consommation actuel, l’humanité n’aura plus à sa disposition à la fin du siècle que deux métaux, dont l’aluminium. L’inconfort, ce serait de ne rien faire. Le bien-être consiste à trier dans les possibles et à se priver de certains choix.« 

Concernant l’écologie individualiste:

« Le plus petit dénominateur commun de ces crises est notre incapacité chronique à nous fixer des limites, c’est-à-dire notre goût absolu pour la démesure. Il n’y a pas besoin d’être prix Nobel d’économie pour le comprendre. Par ailleurs, les changements que nous faisons dans nos modes de vie relèvent de l’épaisseur du trait. Ils ne sont pas à l’échelle des enjeux.« 

Et pour finir Albert Einstein:

« Je cite souvent cette pensée d’Einstein : «Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions.» Nous ne manquons pas de moyens mais il nous faut préciser nos intentions, exercer notre choix. Or, choisir c’est renoncer : nous ne pourrons pas être sur tous les fronts. Pouvons-nous, par exemple, continuer de mettre chaque année dans les budgets militaires des sommes 30 fois supérieures à ce qui permettrait de sortir l’humanité de la misère ?«